Cet été, faites un don de sang avant de faire votre valise


Dans Santé
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Pour beaucoup d’entre nous, l’été rime avec vacances, farniente et festivals. Pour la Croix-Rouge, cette période rime avec difficultés d’approvisionnement. Elle constate en effet une forte diminution des stocks de sang disponibles pendant l’été. Le Dr Soraya Tourqui, médecin responsable du prélèvement pour la Croix-Rouge à l’hôpital de la Citadelle, et le Dr Gautam Chopra, responsable pour le site Sart Tilman du CHU de Liège, nous expliquent pourquoi il est important de donner notre sang dès maintenant.

Cet été, adoptez le bon réflexe avant de partir en vacances : faites un don ! « On a besoin de 5 000 poches en stock pendant l’été et on manque de rhésus O négatif tout le temps », souligne le Dr Chopra.

La période estivale est toujours compliquée pour la Croix Rouge, les collectes et les réserves diminuent drastiquement. « C’est probablement une combinaison de facteurs : des personnes partent en vacances et sont moins présentes pour un don, d’autres reviennent de l’étranger et ne peuvent pas donner. Il y a aussi plus d’opérations l’été, les gens profitent parfois de leurs congés pour les réaliser. »

Les préleveurs constatent également une baisse de dons durant les périodes de canicules.

Qui peut donner son sang ?

Pour pouvoir donner, vous devez remplir plusieurs conditions :

  • Vous êtes en bonne santé ;
  • Vous avez minimum 18 ans ;
  • Vous pesez plus de 50 kg ;
  • Vous ne présentez pas de risque de transmettre des maladies infectieuses.

Plus d’infos ? Consultez le site : www.donneurdesang.be

Si vous cochez toutes ces cases, vous pouvez être donneur !

Vous hésitez ? Si vous n’êtes pas certain de remplir ces conditions, parlez-en à votre médecin généraliste.

 

« Pensez qu’une seule poche de sang peut sauver 3 vies », rappelle le Dr Soraya Tourqui.

HOP - Don de sang
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En Belgique, le don de sang est non rémunéré. C’est un acte citoyen. Pour le favoriser, quelques intentions sont prévues en faveur des donneurs, telles que de petits cadeaux, des collations, le remboursement du parking… Et surtout, les équipes veillent à « un accueil chaleureux, c’est important », insiste le Dr Chopra.

Pour donner, plusieurs possibilités existent : vous pouvez entrer dans les collectes mobiles qui sillonnent les communes, ou pousser la porte des centres fixes, dans les hôpitaux, par exemple.

Déroulé et contre-indications

Lorsque vous entrez dans un centre ou une collecte mobile, vous êtes pris en charge et accompagné dès votre arrivée et jusqu’à votre départ.

Vous remplissez un questionnaire qui permet d’évaluer les risques. « Il y a des contre-indications pour les candidats qui ont récemment changé de partenaire sexuel, qui ont fait de la fièvre, qui prennent des antibiotiques, qui ont voyagé ou qui prennent de la drogue », liste le Dr Tourqui.

Après le questionnaire et s’il n’y a pas de contre-indications, vous passez ensuite chez un médecin examinateur qui va affiner les recherches, en toute confidentialité. « Tout reste à la Croix Rouge. Les informations communiquées par le donneur ne sont pas partagées avec le Réseau Santé Wallon, par exemple », précise le Dr Tourqui.

Blénophobe ? Pas de panique !
Si vous aviez peur des aiguilles, le Dr Chopra précise qu’il est possible de « dissimuler à votre vue le système de prélèvement et l’aiguille »

Une fois le don effectué, le personnel vous surveille entre 10 à 15 minutes.

Votre sang prélevé sera, lui, analysé pour vérifier qu’il n’existe pas d’infections du type hépatite A et B, SIDA et syphilis. Un numéro de contact est aussi mis à votre disposition, si vous ne vous sentez pas bien après votre don, si vous êtes malade, si vous faites de la fièvre ou si vous avez oublié de mentionner quelque chose.

Dons de sang, dons de vie

Le sang est unique et irremplaçable. Rien ne s’y substitue, de près ou de loin. Si un être humain a besoin d’une transfusion sanguine, il ne peut compter que sur la générosité de ses semblables.

Et cette générosité est multiple !

En effet, « donner son sang », c’est en réalité donner plusieurs « produits sanguins ».  On donne ainsi des globules rouges, mais aussi du plasma et des plaquettes. Séparément ou en un seul don.

 Un quatrième type de don existe, celui des cellules souches, quelque peu différent.

  • Don de sang (de globules rouges)
    Les globules rouges, ce sont ces cellules sanguines qui transportent l’oxygène vers tous les organes et les tissus du corps. C’est le type de don le plus répandu.
    Combien de temps prend ce don ? 12 minutes maximum.
    Qui reçoit ? Les personnes en situation d’accident, d’hémorragie, d’intervention chirurgicale, ou en chimiothérapie, par exemple.
    Quand donner ? Tous les 3 mois, 4 fois par an maximum.
  • Don de plasma
    Le plasma est la partie liquide du sang. Composé à 90 % d’eau, il regorge de protéines essentielles pour le corps. Au moment du don, le sang contenu dans un kit stérile est directement séparé via un séparateur de cellules, on garde le plasma et on rend le reste au donneur.
    Combien de temps prend ce don ? Environ 1h15.
    Qui reçoit ? Les personnes présentant des dysfonctionnements du système immunitaire, les grands brûlés, par exemple.
    Quand donner ? Toutes les 2 semaines, maximum 15 litres par an (ce qui représente 23 dons).
  • Don de plaquettes
    Les plaquettes jouent un rôle dans la prévention ou l’arrêt des saignements. Un seul don de plaquettes permet de récolter autant de plaquettes que 5 à 10 dons de sang classiques !
    Combien de temps prend ce don ? Environ 2 heures.
    Qui reçoit ? Les patients transplantés, atteints d’un cancer ou de maladies qui affectent la production des cellules sanguines, par exemple.
    Quand donner ? 1 fois par mois (24 fois par an maximum en comptant les dons de sang classiques).
  • Don de cellules souches
    Situées dans la moelle osseuse, les cellules souches produisent la plupart des cellules sanguines évoquées précédemment. Ce type de don nécessite une procédure plus longue.
    Comme le précise le Dr Soraya Tourqui, « on ne peut donner des cellules souches qu’une seule fois dans un cadre non apparenté ». C’est un engagement à long terme : il faut d’abord s’inscrire dans le Registre National comme candidat donneur.  « En pratique, on s’inscrit comme candidat donneur de cellules souches hématopoïétiques et on ne prélève qu’un tube de sang pour réaliser un “typage HLA ” qui est la carte d’identité des globules blancs pour voir si vous êtes compatible avec un patient. »
    Découvrez plus d'informations sur ce don sur le site donneurdesange.be.

Don de sang : attention aux fake news

Les Drs Chopra et Tourqui font le point sur certaines idées reçues ou légendes urbaines concernant le don de sang.

« Je ne peux pas donner, j’ai voyagé à l’étranger. »

Faux ! « Il existe certaines contre-indications, mais cela dépend de votre destination de voyage. Cependant, si on écarte quelqu’un du don de sang après un voyage, il pourrait continuer à donner du plasma. »

« Si je suis tatoué ou si j’ai des piercings, je ne peux pas donner mon sang. »

Vrai et faux ! « Il faut en effet attendre 4 mois après la réalisation du tatouage ou du piercing avant de donner ».

« Je prends des médicaments. »

Vrai et faux !
Vrai : « Si le donneur est sous antibiotiques, il ne peut pas donner ».
Faux : « Même sous traitement pour la thyroïde ou le diabète, par exemple, à condition d’être stable, le donneur peut donner ».

« Je fume du cannabis. Impossible de donner du sang pour moi. »

Faux ! « Il n’y a pas de contre-indication, mais on demande de ne pas venir donner sous influence. Par contre, si le donneur consomme certaines autres drogues, il est écarté. »

« Je risque de m’évanouir. »

Vrai et faux ! « Ça peut arriver, mais heureusement, cela reste relativement rare. Et si les consignes données avant le prélèvement sont suivies, on diminue ce risque. »

« Je dois être à jeun pour donner mon sang. »

Faux !  « Non, il ne faut pas être à jeun ! Surtout pas. Au contraire même, il faut manger avant le don, mais pas trop gras. Un repas léger est recommandé. Et bien s’hydrater avant de venir. »


Êtes-vous prêt à donner ?

Pour aider les banques de sang à maintenir leurs stocks à niveau, un message est essentiel : donnez votre sang avant de partir à l’étranger.

Car il est possible qu’à votre retour, et selon votre destination, vous ne puissiez pas donner, « sur une période allant de 28 jours à 6 mois, selon le don », signale le Dr Tourqui.

Alors avant de faire votre valise, venez donner votre sang, idéalement sur rendez-vous :

  • CHU, site Sart Tilman – route 683
  • Citadelle – route 042

Vos frais de parking seront remboursés.

Vous vous posez des questions ?
Vous souhaitez savoir quel type de sang est le plus demandé actuellement ?
Et où trouver une collecte près de chez vous ?

Toutes ces informations sont sur :  www.donneurdesang.be

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